Aimer ce qui advient (amor fati)

07/02/2007

07/02/07 - 12:30

Khayyam, 2


La mort revient souvent dans la poésie de Khayyam, mais tandis qu'une telle obsession pourrait être sinistre chez d'autres, elle est empreinte chez lui d'une sorte d'allégresse.

En témoigne ce quatrain, que je trouve sublime :

Dans la poussière, sur la poussière, je jette ma poussière et je m'en vais !
A cent amis, cent ennemis, je fais mes adieux et je m'en vais !
Tes " comment ", tes " pourquoi ", je m'en moque, mon ami :
Tout simplement, c'est la vérité ! Je jette ma poussière - et je m'en vais.


(Et vous, vous en pensez quoi, de ce petit poème ?)

commentaires

08/02/07 - 01:05

http://
textes originaux avec différentes traductions en anglais et en allemand
Ètant donné ma passion pour la poussière
j'aime beaucoup ce quatrain-là, je vais donc lire mieux , et conserver ce geste de jeter ma poussière longtemps dans la tête

08/02/07 - 08:53

C'est un beau texte. Comme lllll, je vais le relire.
La poussière et l'argile sont les deux face d'une même monnaie. Dans l'espace qui les unit, l'eau et l'amour les fécondent.

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