Présidentielles 2007, 2
Je le pensais déjà mais ça se confirme : le problème avec les candidat(e)s à la présidentielle et le personnel politique en général, c'est qu'il y a vraiment trop de biais dans le recrutement. Non seulement il faut appartenir à la classe dominante, l'ethnie dominante, la religion dominante, la sexualité dominante etc. pour réussir dans cette carrière (ce qui n'est en aucun cas un gage de compétence), mais en plus, comme la profession de politicien(ne) n'est pas régulée puisqu'elle n'est pas reconnue comme telle (il n'y a ni diplômes, ni syndicats etc.), c'est la loi du plus fort qui prévaut.
Résultat : Seuls les grandes gueule aux raisonnements simplistes parviennent au niveau le plus élevé de responsabilités. Exit les rêveurs, les subtils, les scrupuleux... Voilà pourquoi nous sommes toujours gouvernés par des gens à l'intelligence au mieux grossière, là où il nous faudrait des défricheurs, des expérimenteurs et surtout, des douteurs... Dramatique déperdition ! (Je sais, c'est un peu pédant ; mais tout ça est tellement énervant.)
Tiens, tout ça me rappelle une petite fable de Kafka : "Ah ! dit la souris, le monde rétrécit de jour en jour. Au début, il me semblait si vaste que j'ai eu peur. Je me suis mise à courir et j'étais bien soulagée quand j'ai enfin aperçu, sur ma droite et sur ma gauche, des murs dans le lointain. Mais ces longs murs se rapprochent si vite l'un de l'autre que je suis déjà dans la dernière pièce, et là-bas, dans l'angle, se trouve le piège vers lequel je cours." - "Tu n'as qu'à changer de direction", lui dit le chat. Et il la mangea.