Khayyam, 2
La mort revient souvent dans la poésie de Khayyam, mais tandis qu'une telle obsession pourrait être sinistre chez d'autres, elle est empreinte chez lui d'une sorte d'allégresse.
En témoigne ce quatrain, que je trouve sublime :
Dans la poussière, sur la poussière, je jette ma poussière et je m'en vais !
A cent amis, cent ennemis, je fais mes adieux et je m'en vais !
Tes " comment ", tes " pourquoi ", je m'en moque, mon ami :
Tout simplement, c'est la vérité ! Je jette ma poussière - et je m'en vais.
(Et vous, vous en pensez quoi, de ce petit poème ?)