Aimer ce qui advient (amor fati)

18/01/2007

18/01/07 - 00:47

Aujourd'hui, encore un poème !





Vous aimez ?

09/01/2007

09/01/07 - 16:51

Là tout de suite maintenant



09/01/07 - 00:51

Pas pour toi






En plus, les hétéros et assimilés se marieraient en sac poubelle s'il n'y avait pas les couturiers pédés ...

06/01/2007

06/01/07 - 17:11

Pavese, Khayyam




Comme j'essaie de toujours finir ce que j’ai commencé, je le lirai jusqu’au bout, ce satané bouquin, mais quel crève-coeur de se fader un truc pareil ! A moins que je me trompe et que je sois en train de passer à côté de ce livre ? Est-ce qu’il y en a parmi vous qui l’ont lu ? Ou qui ont lu autre chose de lui ? S’il vous plaît, j’ai besoin d’en parler ! :)) En plus, comme je l’ai acheté dans une librairie gay, je ne m’attendais pas à tomber sur un texte aussi bêtement misogyne et hétérocentré.

Du coup, parallèlement, histoire d’aménager ma peine, je lis des poèmes de Khayyam, ce génie persan ayant vécu au onzième et au douzième siècles, poète, mathématicien, astronome et métaphysicien. Il y a une volonté si acharnée de jouir de la vie chez ce grand anticlérical habité par la mort, obsédé par le vin et les femmes et matérialiste prosélyte, et beaucoup de ses quatrains sont si forts, que je ne résiste pas à l’envie de vous en copier un ici, juste pour le plaisir :

Boire du vin, faire la fête : ma loi, là voilà !
Croire en Dieu et être athée : ma religion, la voilà !
J’ai dit : « Terre, ma fiancée, quelle est ta dot ? »
Elle : « Ton cœur troublé : ma dot, la voilà ! »

04/01/2007

04/01/07 - 05:03

Parmi les vivants, il y a les morts


La période des fêtes est toujours un moment propice au souvenir de ceux qu’on aime, a aimés. On voudrait pouvoir tous les revoir, à tous leur parler, mais on ne peut pas car certains ont disparu sans laisser de trace, d’autres n'ont plus de temps à nous consacrer et d’autres encore sont morts.

Une nouvelle année commence, mais à vous qui n’avez pas duré jusque là, tant pis, on ne peut plus rien souhaiter du tout. Pour vous, le temps ne se compte plus en années, d’ailleurs il ne se compte plus du tout. Objectif dans ce genre de situation : ne pas sombrer dans la mélancolie, rester léger. Vous avez beau ne plus être là, ça ne nous empêche pas de vous aimer : voilà tout ce que j’aimerais avoir à dire.




Tu t’en doutes bien, je n’avais pas besoin que ma route passe par Embrun, là où tes cendres dispersées flottent peut-être encore dans l’air, dans les profondeurs des eaux du lac de Serre-Ponçon ou dans ses embruns, pour penser à toi. Tu es mort depuis longtemps maintenant, mais tes derniers mots, ton dernier souffle se sont définitivement surimprimés dans mon cœur-cerveau. Souvent, tu apparais en vignette dans un coin de mon champ de vision - et pas seulement à l’hôpital bien sûr ; tu ris aussi, tu marches, tu fais la fête... Partout je t’emmène avec moi, et ça ne changera jamais. C’est comme ça, c’est parce que je suis vivant.




Adieu, Bruno. Te dirai-je jamais assez adieu ? Finit-on un jour de dire adieu à ceux qu’on a aimés, qu’on aime ?


[NB (modification apportée le 17 mai 2007) : suite à un message reçu, je préfère préciser que Bruno n'était ni homo ni séropo. Ce n'était pas mon copain mais un des mes plus vieux amis (on s'était connus au lycée), et il n'est pas mort du sida mais d'un cancer.]

03/01/2007

03/01/07 - 18:00

Excellente année 2007 à tous !








Les numérologues s’accordent à dire qu’elle devrait être favorable – en tout cas, c’est ce qu’on m’a dit (je plaisante, bien sûr). Une bonne raison de plus pour continuer à cultiver notre champ …



... tant qu’il est encore temps !